Introducing… Snarkitecture

Il en est de ces ovnis dans le panorama de la création dont on on peine à les placer sur l’échiquier. Je pose cette remarque alors même que bien d’autres me viennent à l’esprit quand on parle de ceux dont les productions vous fascinent ou vous interrogent… C’est probablement parce qu’au-delà de cette démarche plasticienne sur laquelle ils basent leur méthode de conception, ils sont définitivement de réels directeurs artistiques sans frontières (!). Stricto senso.

Odin Fragrances - Retail Installation, New York NY, 2012
Odin Fragrances – Retail Installation, New York NY, 2012

En l’occurrence, c’est du duo qui compose Snarkitecture, Alex Mustonen et Daniel Arsham dont il s’agit – il se trouve que ce dernier fait aussi honneur à sa production personnelle, puisqu’indépendamment de cette entité bicéphale, il est  représenté par Emmanuel Perrotin. Et c’est un beau boulot qu’il y présente du reste …

Calvin Klein Collection - New York NY, 2014
Calvin Klein Collection – New York NY, 2014
Airball - Miami FL, 2014
Airball – Miami FL, 2014

Snarkitecture provient comme ils l’expliquent eux-même d’un poème de Lewis Carrol, The Hunting of the Snark, décrivant “the impossible voyage of an improbable crew to find an inconceivable creature », et travaillent dans leurs recherches à éprouver l’expérience et la mémoire du spectateur – statement pas si révolutionnaire que ça sur le papier, mais bon, admettons….

En Noir FW14 - New York NY, 2014
En Noir FW14 – New York NY, 2014

 

Ce qui m’intéresse, c’est cette propension au mélange des genres ; où les limites des activités sont repoussées, où cette logique d’une démarche d’artiste dans un processus de création est destinée à une opération dédiée à une marque, une entreprise, une structure spécifique, tout en continuant de produire des installations toutes aussi singulières pour des musées ; où tout en se focalisant sur un cahier des charges que je suppose définitivement contraignant quoiqu’ambitieux, ils proposent des pièces singulières et cohérentes. Ça interpelle.

Kartell Bourgie - 2014, Fiberglass (29” x 27” x 37” (H x W x D)
Kartell Bourgie – 2014, Fiberglass (29” x 27” x 37” (H x W x D)

Information non négligeable de mon point de vue, et pour en revenir à Daniel Arsham, il a collaboré avec l’agence Simone pour la Maison Perrier-Jouët dans la conception d’un coffret sculpté en série limitée. Beau boulot, et chapeau bas à l’agence qui fait de la collaboration avec des plasticiens une constante dans leurs réalisations.

Et pour tout voir et tout comprendre de Snarkitecture, c’est par .

Wasserman Table  - 2012, Glass fiber reinforced concrete (18" x 60" x 60" (H x W x D) Edition of 3
Wasserman Table – 2012, Glass fiber reinforced concrete (18″ x 60″ x 60″ (H x W x D)
Edition of 3

#Bestwishes ! 2024 incoming (si si…)

26 Janvier 2016. C’est le bon jour.

Nous sommes donc le 26 Janvier, et je m’apprête à faire parvenir mes vœux. Oui, car il vaut mieux partir à (au) point, que pas de tout… Après tout, il se dit que nous avons jusqu’à la fin du mois pour s’en charger.

Mais j’ai du mal à me dire qu’il s’agit d’une sagesse populaire, je miserais plutôt sur une convention socialement acceptée, histoire de ne froisser personne. Pourtant, à creuser un peu, tout le monde se fait sa petite idée sur la question, y va de son conseil avisé…

Pour ma part, c’est un malentendu ; je pars du principe que ces vœux-là marqueront un peu plus mes interlocuteurs. Après tout, un mois après, je pense encore à eux !

Quoiqu’il en soit, je voulais prendre le temps de penser un visuel et prendre cette opportunité comme prétexte à travailler sur 2/3 notions qui occupent mon esprit depuis un moment…

Carte de vœux bu:ro/bnm:s 2016
Carte de vœux bu:ro/bnm:s 2016

J’ai voulu tout d’abord concevoir un visuel qui fasse réellement état de moyens de production représentatifs de mes orientations esthétiques ; réaliser une maquette, penser un dispositif, faire le shoot définitif par ajustements successifs, penser une accroche… En bref, faire un visuel cohérent.

Il m’a importé de réfléchir un visuel représentatif de ma double préoccupation arts graphiques / arts plastiques, une sorte de synthèse des problématiques qui me sont chères. C’est la référence explicite à la fameuse pièce de Robert Indiana, Love. La pertinence de cette pièce en particulier, pour moi, c’était -sans candeur aucune, hein…- de ramener à mon modeste niveau un peu d’humanité dans notre époque.

Au passage, ce visuel est d’autant plus représentatif des problématiques qui me sont chères puisqu’il met non seulement en scène de petits objets, ces fameux tampons, comme clin d’œil aux caractères typographiques en hommage à l’imprimerie, mais il incarne aussi mon attrait pour ces objets que l’on collecte et pour lesquels on développe parfois une forme de fétichisme… Et auxquels je dédie une série de peintures depuis quelques années.

Enfin, je l’ai pensé comme un hommage à un graphiste auquel je voue une certaine admiration, Michal Batory – je vous laisse deviner pourquoi (!). Michal, si tu me lis, je te le dis : damn, tu es mon héros !

Voilà vous savez tout ! N’hésitez pas à me faire part de vos remarques…

B.

INK portraits…

Il y a un outil auquel je suis accro depuis quelques temps : le stylo pinceau. Ce truc est fabuleux. Et sur mon temps libre, comme ça, je dessine, je fais des essais… D’ailleurs, une pièce que j’aimerais approfondir un peu plus a été réalisée avec, autant pour le sujet que pour l’outil.

Voici donc quelques portraits…

Protosage

Ça faisait quelques temps que Christophe me demandait de penser à un visuel pour le groupe. Christophe, guitariste/clavier/chanteur/bidouilleur du groupe Protosage que j’affectionne pour diverses raisons… Il se trouve que nous partageons un certain nombre de points de convergence (Raymond Pettibon et le Hardcore n’étant pas des moindres), et ma série des vanités [Steal] Life lui plaisait beaucoup – en fait c’est mon traitement des crânes en général qui le séduit je crois, il faudra lui demander (!).

Mais comme souvent avec les dossiers dont les échéances sont hypothétiques, il a fallu concrétisé dans l’urgence ce petit projet auquel j’étais friand de participer.

Je suis donc parti de cette pièce :

Benjamin Mis - [steal] Life - [Steal] Life #5
[Steal] Life #5
Huile sur papier peint / 45 x 55 cm. 2011 (Collection privée).
Ce qui m’intéressait, c’était de trouver un moyen de pervertir l’image intrinsèquement ; je suis donc parti dans l’idée de glitcher l’image… Et pour ce faire, j’ai ouvert mon fichier avec textedit et j’ai inséré le terme « Protosage » (hé oui…) régulièrement au sein de l’encodage de l’image.

La suite, c’est un jeu d’adaptation avec un portrait griffonné du penseur et essayiste Gunther Anders en référence auquel Protosage a composé un morceau.

Visuel réalisé pour Protosage
Visuel réalisé pour Protosage

Do Androids Dream of Electric Sheep ? Où les possibles d’une profession en constante (re)définition

Voyons…

« Ceci est votre premier article », me dit WordPress, avec toute la bienveillance dont il peut faire preuve à mon égard – bienveillance intéressée, je n’en doute pas, mais ne nous perdons pas en conjectures…

Ce même premier article qui, dans quelque mois, sera noyé de par cette structure chronologique et relayé au confins de son propre historique, où plus personne n’y prêtera attention…

Ce n’est pas une raison pour en négliger la teneur ; dans cet instant présent, celui de l’écriture, Continuer la lecture de Do Androids Dream of Electric Sheep ? Où les possibles d’une profession en constante (re)définition